L L’attente de Mathet

L’attente

Sculpture marbre représentant une jeune femme et son enfant blotti dans ses bras.
Louis Mathet (1853 – 1920)

Hauteur 51cm
Acquisition du musée en 2018.


Louis Mathet est né à Laloubère le 20 novembre 1853. Il débute comme apprenti chez le sculpteur de Tarbes Menvielle, puis rejoint l’atelier des Nelli.
Tarbes est alors une ville de sculpteurs. La Révolution Française et l’enrichissement d’une bourgeoisie aisée et érudite, qui souhaite décorer jardins et grandes demeures, développent le goût pour les arts la peinture et la sculpture. A Paris les Salons se multiplient. Comme les grandes familles l’Etat achète des œuvres qui viennent compléter les collections des musées naissants.

Les ateliers de sculptures connaissent une grande effervescence. Tarbes magnifiquement située au pied des Pyrénées profite de cet important essor. Le marbre extrait des carrières de la montagne est acheminé dans la plaine où les sculpteurs s’installent et y trouvent des conditions très favorables. Le développement du chemin de fer permet le transport des œuvres vers la capitale et les Salons de sculptures.
Le premier à ouvrir cette voie est un jeune tailleur de pierre de Carrare en Italie, Jean Nelli (Carrare1762-Tarbes1832). Il s’installe à Castelnau-rivière-basse, puis à Tarbes vers 1800.avec sa famille au 19 de la rue Saint-Jean et ouvre un atelier de marbrier. Jean a trois enfants, Etienne (1794-1855), Anne (1808-1841) et Joseph (Toulouse 1803 – Tarbes 1865).
Etienne, a onze enfants, dont trois décèdent en bas âge, ils seront tous tailleurs de pierre ou sculpteurs. Henri Nelli (1834-1903), Isidore (1826-1902) et Joseph (1821-1863) réalisent d’importantes sculptures pour la ville.
Tarbes a gardé la mémoire de ces années, les sculptures, les fontaines sculptées et les monuments sont nombreux
Louis Mathet quitte Tarbes, s’installe à Paris et devient l’élève, l’assistant et un des praticiens du sculpteur Auguste Rodin.
A Tarbes il participe à la création de la fontaine des Quatre-Vallées, aujourd’hui sur la place Marcadieu et sculpte la fontaine de la place de la Courteboule, « L’inondation » qui commémore la terrible crue de l’Adour de 1875. Le monument représente une famille tentant de fuir la montée des eaux. Au premier plan, une jeune fille se réfugie à l’abri du corps de son père et regarde avec effroi l’eau qui bouillonne à ses pieds.
Le musée présente une épreuve en plâtre de ce monument.

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